bien être, développement personnel, méditation, neurosciences, yoga

D’une pratique régulière

Souvent, je conseille à mes élèves une pratique régulière. Certes, cela à l’avantage de procurer détente, bien être et souplesse corporelle. Mais est-ce bien là, la seule raison?

En fait, ce que l’on a découvert au niveau des neurosciences, c’est le comment de l’apprentissage, et donc l’intérêt de faire les choses d’une façon régulière, que cela soit au niveau du yoga ou au niveau de la vie courante.

Prenons l’exemple de l’apprentissage d’un instrument de musique (violon, guitare ou piano, pour ne citer qu’eux).

Au début, le débutant va mobiliser toute la partie supérieurs de son corps, trapèzes(!!!!!), épaules, bras, poignets, et même les muscles faciaux (lesquels vont se contracter pour grimacer, voir dans certains cas le sujet tire la langue!!!).

Puis, plus il va avancer dans sa pratique, moins le nombre de muscles mobilisés sera important, comme s’il comprenait que tirer la langue dans la commissure gauche de la lèvre, ne produira jamais un Do parfait……..(j’ai des élèves qui tirent la langue dans l’effort, mais je ne parlerai qu’en présence de mon avocat).

Au bout d’un certain temps, il ne mobilisera plus que les muscles nécessaires pour jouer la note, puis les notes qui s’enchaînent. Son toucher va s’alléger, et à force de travail (et un peu de don, ça peut aider….)il va acquérir de la grâce, et ne fera pratiquement aucun effort pour jouer la plus complexe des mélodies.

Que c’est il passé en terme de neuroscience? Au début de l’apprentissage, si vous faites une cartographie des aires intervenant dans le travail nécessaire  à ce dernier, vous constaterez que toutes les parties sollicitées vont grandir, et l’élève va passer par une phase d’utilisation massive de neurones multiples.

Plus il va progresser, et plus le nombre de neurones sollicités va diminuer, et plus ces derniers seront appropriés à la pratique et à l’exercice, mais également, plus les neurones eux-même, à titre individuel, vont devenir sélectifs, précis dans leur destination. Du coup , ces derniers vont agir plus vite. La vitesse de réflexion, comme l’action, seront augmentées, d’où une efficacité accrue.

En effet, la rapidité de la réflexion est un élément essentiel à la survie de l’individu (même si cela est moins vrai dans notre monde moderne, que dans la jungle, le désert, ou au beau milieu de l’océan), car une trop grande lenteur peut lui faire rater des informations vitales. Tout ceci a été prouvé lors de différents tests par les docteurs Merzenich (Professeur en neurosciences à l’université de Californie, spécialiste de la neuroplasticité), et Jenkins Docteur en neurosciences et psychologue comportemental).

Ils ont également prouvé que la plus grande attention dans l’apprentissage, permettait d’obtenir des changements plastiques à long terme (rappellerai-je ce point par rapport à certains élèves? Je me pose la question…..)

En conséquence, pratiquez avec ténacité et attention, et même un non croyant chronique peut vous assurer des changements pouvant paraître, à vos yeux comme des miracles……

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Postures de Printemps

Avec un retard que l’on pourrait qualifier d’important, vous trouverez ci-après les postures à pratiquer avec bonheur pour cette saison et particulièrement aux premiers jours du printemps afin de faciliter le renouveau saisonnier, et de bien nettoyer le corps après l’hiver.

Toutes les postures ont été étudiées en cours et je vous invite à les suivre telles qu’elles ont été travaillées.

 

postures-printemps

Concernant les torsions, nous les reverrons en cours dans les jours qui viennent, afin de faciliter la pratique.

Bon travail à tous et à toutes.