Le yoga

Cette science de l’harmonie entre le corps et le mental existe depuis plus de 4 000 ans.

sirsasana
Sirsasana

Le yoga a été structuré entre 450 ans avant et 250 ans après J.C. Les aphorismes qui le définissent, ont été rédigés par un groupe de sages et de maîtres sur plusieurs générations sous le pseudonyme de Patanjali (du sanskrit « pata » – tomber et « anjali » – les mains jointes en prière). La légende veut qu’une femme qui ne pouvait avoir d’enfants, priait dans le lit d’un cours d’eau, les paumes tournées vers le ciel, et que dans un élan de gratitude, dieu fit tomber dans ses mains un petit serpent qui devint son enfant (ceci pour le plaisir du conte…..) appelé, de par sa naissance, Patanjali.

Le yogi s’attache à travailler sur les 8 étapes du yoga , à savoir :

1- Yama et 2- Nyama : Ni plus, ni moins qu’une synthèse entre les 10 commandements et les 7 péchés capitaux de la religion chrétienne. Une sorte de morale de vie, qui a l’avantage pour le pratiquant de yoga de découler de son expérience.

3- Les Asana, ou yoga postural, qui permet de remettre en place et en harmonie les composantes du corps, et donc une meilleure répartition de l’énergie, et ouvre la porte à une meilleure compréhension des liaisons entre le physique et le mental.

4- Le Pranayama, ou contrôle et travail de la respiration, et donc par contre coup des battements de votre cœur, ceci permettant de mieux contrôler les dépenses énergétiques, donc le vieillissement, le bien-être, et comme nous le verrons dans la partie « apport des neurosciences » de limiter le stress, l’angoisse de nos vies modernes. Cela rétablit également un meilleur équilibre entre les cerveau cognitif (la pensée, le raisonnement, l’analyse) qui occupe chez l’homme « dit » civilisé 90 à 95% de notre vie, et le cerveau reptilien (que David Servant-Schreiber appelle le cerveau émotionnel – « Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse » – Collection réponse – Editions Robert Lafont 2003) qui lui, a la responsabilité de nous faire vivre. Revenons un instant sur la respiration. Dans la majorité des cours de Yoga, on vous apprend à respirer avec le ventre. On privilégie également cette méthode dans les rééducations respiratoires auprès des kinésithérapeutes, en sophrologie, etc, etc…. Quelle erreur ! Prenez l’exemple d’un animal, mettons le Gorille. Lorsqu’il inspire, le voit-on gonfler son ventre ? Non. Il ouvre latéralement sa cage thoracique en écartant son diaphragme sur les côtés. Il ne le pousse pas de haut en bas en direction de organes internes dans le but de les comprimer, et du même coup de les fragiliser ou de les dérégler.Vous trouverez une approche similaire de ce type de respiration de base dans le Yoga Yiengar. BKS Yiengar est (était) un des plus grand maître de yoga du vingtième siècle, et son approche du travail, tant dans le domaine de la respiration que de la pratique posturale peut-être une référence universelle. Quel dommage qu’il se soit par ailleurs engoncé dans des croyances séculaires qui l’ont empêché de prendre le virage de la modernité en regardant d’un œil neuf tout ce que les neurosciences ont à nous dire dans notre pratique. Vous trouverez d’ailleurs la référence de certains de ses livres dans la bibliographie du site.

5- Le Pratyahara, qui signifie contrôle des sens, soit le goût, le toucher, l’odorat, la vue et l’ouïe, 

6- Dharana qui signifie concentration, (débarrassée de ses oripeaux religieux inutiles), ou l’art de laisser tomber petit à petit, la prééminence du cerveau cognitif pour apprendre à se connaître, rentrer en soi et enfin être vrai, heureux, bref, bien dans sa peau, suivi de

7- Dhyana ou méditation, qui est la suite logique de la concentration, et qui permet de ressentir ce qui se passe dans notre corps, de vivre pleinement le présent (à terme),

Je ne présenterai pas ici la dernière dimension du yoga (samadhi), car elle se réfère à l’approche et la fusion avec dieu, dont on sait, de par l’apport de la science, que ce n’est qu’une création humaine servant à pallier la peur de la mort, de la disparition totale, en se créant une immortalité qui n’existe que dans la transmission partielle de nos gènes à notre descendance, ou dans la survie de nos atomes et de nos molécules.

Mais, là encore, la pratique du yoga – de part son utilisation en relation avec l’apport des neurosciences, lesquelles ont connu un essor fantastique au cours des 20 dernières années (neuroplasticité, cerveau du cœur, cerveau des organes digestifs, etc….) – permet d’entrer en contact avec notre être profond, animal, émotionnel, naturel et vivant, et, en s’acceptant enfin pour ce que nous sommes, de mordre la vie à pleine dent, avec un bonheur immense, en se disant : Comment ai-je pu louper tout cela aussi longtemps ???………

Vous trouverez sur la page « postures », l’Arbre du yoga, qui vous montre le développement de ce qu’est le yoga, à travers l’image d’un arbre.