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Nutrition printanière

Le printemps est une saison charnière. Le retours à la vie pour bon nombre d’espèces animales comme végétales. Parmi ces dernières, nous allons nous arrêter sur une petite merveille, l’ortie.

Cette plante à l’énorme avantage de piquer d’une façon désagréable, ce qui nous vaut la joie d’en trouver encore; Il y a belle lurette, dans le cas contraire qu’elle aurait disparue.

En effet, sa composition est excellente, voir exceptionnelle, lui permettant de satisfaire à nos besoins sur de nombreux plans.

Imaginez, l’ortie est riche de caroténoïdes (6 différents, dont le béta-carotène), d’acide folique (vit. B9), de vitamines C et E, de Calcium, Fer, Magnésium, Zinc, Bore et Sélénium.

On y trouve aussi, en quantité moindre, des vitamines B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B3 ou PP, B5 (acide pantothénique), B6 (pyridoxine), D et K, ainsi que de nombreux minéraux : Manganèse, Sodium, Cuivre, Soufre, Iode et Chrome.
Observons que le Calcium est associé au Bore, qui facilite son assimilation, ce qui fait de l’ortie un complément alimentaire intéressant en prévention de l’ostéoporose. Tandis que le Fer est associé à la vitamine C, qui favorise son absorption par l’organisme.

La feuille d’ortie contient aussi en forte quantité 18 acides aminés différents (sur 20 existants), dont les 8 acides aminés essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine) nécessaires à l’assimilation des protéines par l’organisme. A titre de comparaison, les céréales sont toutes déficientes en lysine (certaines également en tryptophane), tandis que les légumineuses sont déficientes en méthionine. La feuille d’ortie, elle, contient les 8 acides aminés essentiels en proportions harmonieuses, ce qui en fait un aliment complet.

La feuille d’ortie contient encore, entre autres,  de la chlorophylle en quantité importante, de la Silice, des flavonoïdes (quercitine), de la sécrétine (hormone stimulant l’activité du pancréas). Certains sont des composants rares, comme la choline acétyl-transférase, enzyme synthétisant l’acétylcholine, la grande ortie étant la seule plante connue à posséder cette enzyme. Si l’on n’en était pas encore convaincu, c’est bien la preuve que l’ortie n’est pas une plante comme les autres.

Cela devrait vous suffire à privilégier cette plante dans votre alimentation quotidienne.Mais comment et quand la consommer? Le printemps est avec septembre la meilleure saison, celle ou l’ortie est la plus riche.

Dernier argument plaidant en sa faveur, elle contient tout et en quantité plus importante que le soja, quinoa, millet, et autres plantes exotiques, au demeurant excellentes, mais ceci sans aucune empreinte carbone!!!!

Je vous donne ci-après, la recette du crumble aux orties, à consommer sans modération, sans risque, mais avec beaucoup de bénéfice.

Préparation pour 6:

x 70 grs de farine

x 13 grs d’ail pilé et des herbes du jardin ou de provence

x 30 cl de lait entier

x 1 œuf

x 150 grs d’orties cuites (ce qui représente un volume important de feuilles crues)

x 1 cac de sel rase

x 1 pincée de poivre

x 1 pincée de muscade

Faire une béchamel légère avec un peu de beurre, la farine, sel, poivre, muscade et lait. Ajouter l’ail, les orties ( précuites faiblement avec un peu d’eau et hachées), puis l’œuf et faire épaissir.

Préparation de la pâte à crumble :

x 150 grs de farine

x 75 grs de beurre ramoli

x 1 pincée de sel

x 1 jaune d’oeuf

Verser la préparation dans des ramequins individuels puis couvrir de pâte à crumble. Mettre à four froid, température 200° pendant 25mn. Servir chaud.

Bonne dégustation et bonne santé.