méditation, séances, yoga

Qui cherche, ne trouve pas

Pour ceux qui suivent mes publications , ces derniers temps je cherche à vous faire toucher du doigt le sens réel et profond du Yoga. Avec tout ce qu’il comporte de facettes, qui en font un art de vivre, autant qu’une philosophie, une médecine, ou une éthique.

Le problème, et là je m’adresse peut-être plus  encore à mes élèves, c’est que l’on confond trop souvent, pratique du yoga et mentalisation d’une pratique. je m’explique. Ce dimanche, je faisais une matinée de pratique, qui pour être guidée n’est pas un cours. L’une de mes élèves m’a dit ne pas venir, parce qu’elle ne pensait pas pouvoir « tenir physiquement » pendant 4 heures!!!!!!

Stupéfaction de ma part! Serait-il possible que mes élèves en soient au niveau ou la conscience qu’ils ont de leur corps leur ouvre les portes de la conscience des limites de ce dernier, au point d’être capables de définir ce que « il » peut faire ou non????.

Oh joie, oh bonheur, oh jubilation de mon égo, je suis un prof exceptionnel, et mes élèves le sont tout autant: je m’aime!!!

Hélas, retour rapide à la réalité. Dégringolade de l’égo. Il ne s’agissait là que d’une volonté du mental, de flémarder au lit en ce dimanche matin, plutôt que de pratiquer en commun pendant ces quatre heures. Voilà la présence avérée du mental,de la mentalisation de la pratique, et non le ressenti d’un corps. Et très souvent d’ailleurs quand les gens viennent au cours, si vous regardez le pourquoi, vous avez des réponses qui ne sont pas justement dans le Yoga: être plus souple, plus relâché(e) ou détendu(e), entretenir son corps, etc, etc….

Ceci peut être la définition d’un cours de gym, de pilate, ou toute autre pratique sportive ayant le  ou les buts sus-nommés! Pas du Yoga. Définitivement pas du Yoga!.

Le Yoga, et je ne vais pas vous en redonner une fois de plus la définition, est fait pour apprendre à ressentir. Le vivant, son corps dans son intégration au vivant, son mental dans son intégration à son corps, et l’unité du tout à travers l’unicité du soi. Point, à la ligne!.

Certes, mais alors concrètement que veut dire ce charabia? Tout d’abord qu’il va falloir cesser de rechercher à tout prix à analyser ce qui se passe, mais plutôt, encore une fois ressentir, ne pas chercher à tout prix ce qui devrait arriver mais essayer d’accueillir ce qui est en vous. Non pas de le trouver (trouver implique chercher!), mais accueillir. Ce qui est une partie, une composante de vous même, n’a pas besoin d’être recherché, trituré, analysé, transformé en équation, ou renvoyé à un algorithme.

J’ai eu des questions dans le style « mais es-ce-que je vais reconnaître , quand je fais de la méditation, le moment ou je vais lâcher, et être en méditation? ». Mais ce que vous appelez « être en méditation », c’est juste être vous! Comment imaginer que vous n’en soyez pas conscients? Quand cesserez vous de chercher CE QUE VOUS ETES ????, au lieu de l’être!

Je vous parlais récemment dans l’article « l’unité de l’unicité » (je vous conseille de le relire), de laisser un peu tomber l’égo, afin de recevoir le concret. C’est à dire d’accepter de n’être qu’une partie (certes unique, mais qu’une partie), d’une unité globale (de 14 milliards d’années, que l’on nomme l’univers), sans laquelle il n’y a rien, pas même vous ou moi!.

Vous rendez-vous compte que l’assemblage d’atomes et de molécules qui vous compose, s’il est mortel, au sens de cette unité, est immortel, au sens de sa constitution. Il va certes se dissoudre à un moment donné, mais pour recréer autre chose. De la même façon, vous avez une filiation avec cet univers et ces 14 milliards d’années, car s’il a fallu que le temps s’écoule pour que vous soyez ici aujourd’hui, tout ce qui vous compose a été crée à l’instant même du big bang, faisant de vous des vieillards de 14 milliards d’année.

Alors, essayez de vous laisser la chance de ressentir tous ce que vous êtes, d’observer plutôt que de gérer, et vous verrez que bien des choses vont s’éclairer, voir s’ouvrir.

Bonne pratique.

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Postures été 2017

Les vacances d’été sont une période propice au travail individuel, lequel à l’énorme avantage de pouvoir se situer dans sont corps en l’absence des regards que l’on peut croiser pendant les cours. La séance qui vous est proposée, mélange divers types de postures, afin de travailler les différents point importants du corps.

postures été 2017

Respectez bien les consignes données. Toute la séance à été travaillée en cours, et de ce fait ne doit pas donner lieu à problème.

Je vous souhaite un bon été et de bonnes vacances à tous et toutes, une bonne pratique, et rendez vous pour ceux et celles qui le désirent à la rentrée le mardi 5 septembre à Panissières, et le lundi 18 septembre à Civens.

A bientôt.

Yoginours.

acupression, méditation, neurosciences

Le Tapis de Fakir (de Fleur)

Une petite histoire (vraie)pour commencer. Je suis suivi pour les suites de mon cancer, et ainsi, tous les ans, voir  deux fois par an, ma chère chirurgienne me prescrit un scanner cervico-thoracique. Passons sur les résultats principaux, puisque jusqu’à aujourd’hui ils sont négatifs concernant une potentielle récidive métastasique.

Ce qui nous concerne, lorsque l’on parle de tapis de fleur, c’est qu’à la fin du scanner, le radiologue vient vous voir, pour vous dire ce qu’il voit de mauvais, ou de problématique. Et là, à chacune de ses visites, il finit par me demander si, au vue de la quantité d’arthrose que j’ai dans le dos, je ne souffre pas le martyre!!!.

Que nénni dois-je ainsi lui répondre, à chaque fois, mon dos est une pure merveille pour une bestiole de 1,90 m. Aucune douleur, aucun problème.

Suis-je donc un extra-terrestre? Oui certes (je plaisante)……, mais en dehors du fait que je suis enseignant de yoga, je bénéficie d’une arme redoutable qui est le tapis de fleurs, ou tapis de Fakir. Mais attention, ne cherchez pas à tester un vrai tapis de fakir chez vous. Ces gens là connaissent la morpho-physiologie humaine et maîtrisent l’art de s’allonger dessus. Pas vous!!!

Je l’utilise depuis quelques temps maintenant, et j’avoue que l’effet( les effets), dans le moyen terme, est (sont) surprenant(s). Alors détaillons tout cela.

Tout d’abord, je ne l’utilise plus le soir, car je m’endormais dessus et me réveillais vers 3 ou 4h du matin sans avoir bougé, mais sans avoir fini ma séance de reïki. Donc dorénavant, c’est le matin. Ensuite plusieurs de mes élèves, ma compagne, mes patients et d’autre proches l’utilisent de façon soit régulière, soit occasionnelle, et ce dont je vais vous parler est le résultat, ou la synthèse de ces divers usages.

Concernant les effets:

  • Sur les douleurs musculo-squelétiques tout d’abord, avec un soulagement significatif au bout de deux à trois semaines suivant les personnes, et particulièrement au niveau musculaire. D’ailleurs je l’utilise en phase préparatoire avant un massage. Pendant 30,35 minutes je positionne la personne sur le tapis de fleurs. Cela permet de faire une séance ciblée de reïki pendant ce temps là, puis, quand je commence le massage, cela met en condition le dos, lequel est prêt à être travaillé dans les meilleures conditions.
  • De plus, chez les moins jeunes, on le positionne sur les jambes pendant le travail sur le dos, et cela permet de travailler sur les problèmes circulatoires en seconde intention en obtenant un effet amplificateur du massage. Chez un de mes patient, souffrant pourtant d’une multi-pathologie lourde, j’arrive à trois semaines/un mois sans crampes au niveau des jambes et des pieds en associant les deux.
  • Sur le sommeil, conjugué au Tuina, à l’Ayur véda ou à la réflexologie, on obtient des nuits complètes sur des personnes souffrant d’insomnies chroniques. Je vous ai parlé de l’effet sur moi, ce qui, sur un sujet dormant sans aucun problème, à la vertu de rendre un sommeil plus profond, plus réparateur. Par contre, dans le cas du sommeil, les durées d’utilisation pour obtenir un résultat sont beaucoup plus longues, même si chez quelques personnes, grâce à la stimulation de la sécrétion d’endorphine, la détente peut provoquer une torpeur qui peut induire le sommeil.
  • Enfin, je viens de l’évoquer l’un des atouts indéniable du tapis d’acupression est le déclenchement de la production d’endorphines. Tout d’abord parce que cela permet une détente au niveau physique (musculaire, mais également quand les dosages sanguins sont suffisamment importants, un relâchement au niveau mental, d’où bien être et…… sommeil), ensuite parce que quand votre corps va mieux, votre cerveau va mieux. Simple.

Ainsi, les applications de cette petite merveille de technologie (et d’histoire), me réserve certainement d’autres surprises. Par contre, attention à la taille de ces tapis. C’est pour cela que je conseille le Tapis de Fleur (ou champ de fleur, pour les dos des grands il est de taille convenable), que vous pouvez trouver sur le site lesmauxdedos.com (je ne touche aucune commission, et n’ait aucun intérêt commercial ou autre avec cette marque. je ne parle que de mon expérience). Mais dans tous les cas de figure, je le conseille dans nos vies modernes faites de stress, car même si cela ne remplace pas le travail du thérapeute, cela peut être une bonne aide entre deux soins.

Bonne utilisation.

écologie, neurosciences, yoga

Nutrition printanière

Le printemps est une saison charnière. Le retours à la vie pour bon nombre d’espèces animales comme végétales. Parmi ces dernières, nous allons nous arrêter sur une petite merveille, l’ortie.

Cette plante à l’énorme avantage de piquer d’une façon désagréable, ce qui nous vaut la joie d’en trouver encore; Il y a belle lurette, dans le cas contraire qu’elle aurait disparue.

En effet, sa composition est excellente, voir exceptionnelle, lui permettant de satisfaire à nos besoins sur de nombreux plans.

Imaginez, l’ortie est riche de caroténoïdes (6 différents, dont le béta-carotène), d’acide folique (vit. B9), de vitamines C et E, de Calcium, Fer, Magnésium, Zinc, Bore et Sélénium.

On y trouve aussi, en quantité moindre, des vitamines B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B3 ou PP, B5 (acide pantothénique), B6 (pyridoxine), D et K, ainsi que de nombreux minéraux : Manganèse, Sodium, Cuivre, Soufre, Iode et Chrome.
Observons que le Calcium est associé au Bore, qui facilite son assimilation, ce qui fait de l’ortie un complément alimentaire intéressant en prévention de l’ostéoporose. Tandis que le Fer est associé à la vitamine C, qui favorise son absorption par l’organisme.

La feuille d’ortie contient aussi en forte quantité 18 acides aminés différents (sur 20 existants), dont les 8 acides aminés essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine) nécessaires à l’assimilation des protéines par l’organisme. A titre de comparaison, les céréales sont toutes déficientes en lysine (certaines également en tryptophane), tandis que les légumineuses sont déficientes en méthionine. La feuille d’ortie, elle, contient les 8 acides aminés essentiels en proportions harmonieuses, ce qui en fait un aliment complet.

La feuille d’ortie contient encore, entre autres,  de la chlorophylle en quantité importante, de la Silice, des flavonoïdes (quercitine), de la sécrétine (hormone stimulant l’activité du pancréas). Certains sont des composants rares, comme la choline acétyl-transférase, enzyme synthétisant l’acétylcholine, la grande ortie étant la seule plante connue à posséder cette enzyme. Si l’on n’en était pas encore convaincu, c’est bien la preuve que l’ortie n’est pas une plante comme les autres.

Cela devrait vous suffire à privilégier cette plante dans votre alimentation quotidienne.Mais comment et quand la consommer? Le printemps est avec septembre la meilleure saison, celle ou l’ortie est la plus riche.

Dernier argument plaidant en sa faveur, elle contient tout et en quantité plus importante que le soja, quinoa, millet, et autres plantes exotiques, au demeurant excellentes, mais ceci sans aucune empreinte carbone!!!!

Je vous donne ci-après, la recette du crumble aux orties, à consommer sans modération, sans risque, mais avec beaucoup de bénéfice.

Préparation pour 6:

x 70 grs de farine

x 13 grs d’ail pilé et des herbes du jardin ou de provence

x 30 cl de lait entier

x 1 œuf

x 150 grs d’orties cuites (ce qui représente un volume important de feuilles crues)

x 1 cac de sel rase

x 1 pincée de poivre

x 1 pincée de muscade

Faire une béchamel légère avec un peu de beurre, la farine, sel, poivre, muscade et lait. Ajouter l’ail, les orties ( précuites faiblement avec un peu d’eau et hachées), puis l’œuf et faire épaissir.

Préparation de la pâte à crumble :

x 150 grs de farine

x 75 grs de beurre ramoli

x 1 pincée de sel

x 1 jaune d’oeuf

Verser la préparation dans des ramequins individuels puis couvrir de pâte à crumble. Mettre à four froid, température 200° pendant 25mn. Servir chaud.

Bonne dégustation et bonne santé.

bien être, développement personnel, méditation, neurosciences, yoga

D’une pratique régulière

Souvent, je conseille à mes élèves une pratique régulière. Certes, cela à l’avantage de procurer détente, bien être et souplesse corporelle. Mais est-ce bien là, la seule raison?

En fait, ce que l’on a découvert au niveau des neurosciences, c’est le comment de l’apprentissage, et donc l’intérêt de faire les choses d’une façon régulière, que cela soit au niveau du yoga ou au niveau de la vie courante.

Prenons l’exemple de l’apprentissage d’un instrument de musique (violon, guitare ou piano, pour ne citer qu’eux).

Au début, le débutant va mobiliser toute la partie supérieurs de son corps, trapèzes(!!!!!), épaules, bras, poignets, et même les muscles faciaux (lesquels vont se contracter pour grimacer, voir dans certains cas le sujet tire la langue!!!).

Puis, plus il va avancer dans sa pratique, moins le nombre de muscles mobilisés sera important, comme s’il comprenait que tirer la langue dans la commissure gauche de la lèvre, ne produira jamais un Do parfait……..(j’ai des élèves qui tirent la langue dans l’effort, mais je ne parlerai qu’en présence de mon avocat).

Au bout d’un certain temps, il ne mobilisera plus que les muscles nécessaires pour jouer la note, puis les notes qui s’enchaînent. Son toucher va s’alléger, et à force de travail (et un peu de don, ça peut aider….)il va acquérir de la grâce, et ne fera pratiquement aucun effort pour jouer la plus complexe des mélodies.

Que c’est il passé en terme de neuroscience? Au début de l’apprentissage, si vous faites une cartographie des aires intervenant dans le travail nécessaire  à ce dernier, vous constaterez que toutes les parties sollicitées vont grandir, et l’élève va passer par une phase d’utilisation massive de neurones multiples.

Plus il va progresser, et plus le nombre de neurones sollicités va diminuer, et plus ces derniers seront appropriés à la pratique et à l’exercice, mais également, plus les neurones eux-même, à titre individuel, vont devenir sélectifs, précis dans leur destination. Du coup , ces derniers vont agir plus vite. La vitesse de réflexion, comme l’action, seront augmentées, d’où une efficacité accrue.

En effet, la rapidité de la réflexion est un élément essentiel à la survie de l’individu (même si cela est moins vrai dans notre monde moderne, que dans la jungle, le désert, ou au beau milieu de l’océan), car une trop grande lenteur peut lui faire rater des informations vitales. Tout ceci a été prouvé lors de différents tests par les docteurs Merzenich (Professeur en neurosciences à l’université de Californie, spécialiste de la neuroplasticité), et Jenkins Docteur en neurosciences et psychologue comportemental).

Ils ont également prouvé que la plus grande attention dans l’apprentissage, permettait d’obtenir des changements plastiques à long terme (rappellerai-je ce point par rapport à certains élèves? Je me pose la question…..)

En conséquence, pratiquez avec ténacité et attention, et même un non croyant chronique peut vous assurer des changements pouvant paraître, à vos yeux comme des miracles……

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Postures de Printemps

Avec un retard que l’on pourrait qualifier d’important, vous trouverez ci-après les postures à pratiquer avec bonheur pour cette saison et particulièrement aux premiers jours du printemps afin de faciliter le renouveau saisonnier, et de bien nettoyer le corps après l’hiver.

Toutes les postures ont été étudiées en cours et je vous invite à les suivre telles qu’elles ont été travaillées.

 

postures-printemps

Concernant les torsions, nous les reverrons en cours dans les jours qui viennent, afin de faciliter la pratique.

Bon travail à tous et à toutes.

 

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Le Yoga et le mouvement (2)

Nous avons abordé le mouvement dans le yoga sous l’aspect des neurosciences lors du précédent article publié sur ce site.

Nous allons aujourd’hui traiter de la partie yogique.

Pour cela citons d’abord BKS Iyengar dans l’introduction de son livre « Bible du Yoga, Santé du corps, paix de l’esprit – éditions J’ai Lu – collection aventure secrète – février 2016.

Ce livre remplace Yoga Dipika, que je cite dans la bibliographie, mais qui n’existe plus. Je ne saurai trop vous recommander de l’acheter, c’est une source inépuisable de renseignements, une fois débarrassé des croyances dont il fourmille.

Dans cette introduction, voila ce qu’il dit: « Le yogi apprend à oublier le passé et n’accorde aucune pensée à l’avenir. Il vit dans l’éternel présent » (p 25).

Comme l’ascidie une fois installée sue son rocher, vivez le présent.Vous ne pouvez vivre le passé, il est fini. Vous ne pouvez vivre l’avenir, il n’existe pas encore. Seul le présent est réel, et lorsque l’on a intégré cette donnée dans sa vie quotidienne, cela devient bien plus simple.

On peut s’aider de la définition scientifique du temps, car nous humains avons tendance à tout mélanger.

Par exemple, vieillir n’est pas le temps, mais une conséquence du temps: il s’écoule. La définition du temps c’est « quelque chose dans l’univers qui fait que demain finira toujours par être aujourd’hui ». Et c’est tout. Tout le reste n’est qu’artéfact du temps mais en aucun cas le temps lui même.

Si vous en prenez conscience, alors vous pouvez vivre plus pleinement votre présent. Mais cela implique bien d’autres choses. Par exemple, vivre le présent, c’est être attentif à tout ce qui peut ce produire dans l’instant, mais ceci implique de ne plus être toujours angoissé du futur, et particulièrement de la mort qui ronge 99% de nos contemporains.

Cela permet aussi de partager une philosophie de la vie, qui est d’ailleurs la mienne, à savoir, « quoi qu’il t’arrive dans la vie soit heureux »!!!!. puisque le passé est oublié, et que le futur n’existe pas, alors le présent est forcément bien, puisque qu’il n’existe de vie qu’en lui…….

Que ces sages paroles vous accompagnent dans vos pensées……….futures.

neurosciences, yoga

Le Yoga et le mouvement

Pour aborder cet aspect du Yoga, et ainsi définir le mouvement pour le yogi, nous allons aborder le sujet du point de vue des neurosciences.

Et pour cela, quoi de plus simple que de parler de l’ascidie……

Quoi es-ce que c’est que cette bête là???? (la présentation qui va vous en être faite, est une synthèse de ce qu’en dit le neuroscientifique Daniel Wolpert, ainsi que Giulia Enders dans son livre  » le charme discret de l’intestin »(P 158-159)). C’est un animal marin rudimentaire, mais qui possède une caractéristique…….intéressante!!!.

Tout d’abord, à sa naissance (quelque millimètres), il est doté d’un cerveau et d’un système nerveux.

Lors de cette phase de sa vie, son cerveau commande des informations simples, telles que « y a t’il du monde dans le coin » (densité de population, les yeux), température au fond de la mer (comme le fait notre épiderme), ou encore sur la qualité et la quantité de bouffe présente dans l’environnement proche.

Lorsqu’elle trouve son lieu idéal en fonction des éléments pré-cités, elle se fixe sur un rocher qu’elle ne quittera plus. Et dés cet instant, quelle est sa première action??? Elle se déguste le cerveau et le système nerveux. Ni plus, ni moins.

Hé oui, sans mouvement, nul besoin de s’offrir le luxe d’un cerveau.

Toujours selon D Wolpert, le cerveau a évolué, non pour penser, mais pour contrôler le mouvement (et croyez moi ses arguments sont solides!).

Alors une fois ceci posé, vous me direz quel rapport avec le Yoga? Et bien le Yoga, c’est l’absence de mouvement, dans ce mouvement lui-même!!! Cool…… Mais qu’es-ce à dire?

Simple. Quand vous exécutez une posture de Yoga, à savoir -prise de la posture, posture, sortie de la posture- le corps est en mouvement, mais le cerveau doit être dans l’immobilisme, donc premièrement dans le présent, et deuxièmement dans l’observation du mouvement et de son exécution.

Il ne doit ni conduire ce dernier, ni l’anticiper. Etre dans le ressenti, pas dans l’analytique.Et surtout pas dans la pensée : « le prof va-t’il nous la faire tenir longtemps », « la voisine n’a pas le pied dans la bonne position », « en rentrant il faut que je pense à ma lessive », etc, etc……..

Or trop de gens vont vers le Yoga pour s’assouplir ou garder la forme, et donc faire de la gym (effet de mode!)… C’est à la fois se fourvoyer, et courir à l’échec.

Le but du Yoga étant d’harmoniser le corps et l’esprit, il faut cesser de privilégier le second par rapport au premier.

Alors faire du Yoga, ce n’est pas manger son cerveau, nous ne sommes pas des ascidies, mais tout au moins apprendre à le remettre à sa place.

Bref, pratiquer le Yoga……..