Travail et résultats / Does Yoga work? Judge for yourself

bouginvillier

English translation at bottom of page

Michèle, un petit bout de femme (1,52 m), d’une quarantaine d’années à commencé ses cours en septembre 2009. A son arrivée le bilan de santé se présentait ainsi :

  • Une hernie discale lombaire, confirmée par scanner, avec pour conséquence des blocages et des douleur récurrentes parfois violentes.

  • Un traitement anxiolytique suite à des problèmes de sommeil ayant finis par une cure de repos dans un établissement spécialisé, et un état général à tendance dépressif (plein de problèmes non soldés).

  • Des acouphènes réguliers, suivis ou précédés de céphalées cognées, nécessitant le prise d’anti-migraineux de dernière génération (efficaces mais toxiques et aussi devant être pris le soir pour cause d’effet secondaire sur le sommeil ou l’attention corsés)

Elle travail aujourd’hui comme n’importe quelle autre élève, et peut, après 6 ans effectuer 98% des postures de yoga, sans la moindre gène ou douleur au niveau lombaire. Elle n’a, depuis plusieurs années, jamais eu de problèmes avec sa hernie discale à l’exception de 2 chutes (on peut même parler de vol plané (!!!)), lesquelles, suite à 2 atterrissages non maîtrisés, ont nécessité 3 semaines de soins plus spécifiques.

Depuis novembre 2009, elle a également bénéficié d’onctions à base d’huiles essentielles (je ne parle pas ici de massage, dans la mesure ou n’étant pas kinésithérapeute diplômé ce ‘est pas d’actualité, même si entre l’ayurveda, la réflexologie, la médecine chinoise ou les techniques de massage d’un ami kiné-ostéopathe, ce que je fais sur un corps ne doit rien au hasard ou à la loterie!. Lors de la première séance d’environ 1 h 30 elle a sombré (le terme est exact) dans un sommeil de 14 h, sans aucune phase d’éveil. Des problèmes de santé au niveau de ses proches ont déréglé ce processus, sans pour autant revenir au stade antérieur , mais néanmoins une prise en charge médicale d’un nouveau genre ( basé sur la neuroplasticité ) est en cours, avec bonheur.

Valérie, 45 ans environ lorsqu’elle nous a rejoint en 2006.

Charmante jeune femme mais avec deux yeux dans lesquels on pouvait lire la tristesse ou la mélancolie. Elle semblait renfermée sur elle-même, impression renforcée par une courbure d’environ 15° avec un point d’origine situé entre la 12ième et la 14ième dorsale, préfigurant un dos qui aurait fini dans le style « bossu de notre dame » pour employer une image parlante.

Le tout renforcé par une cambrure lombaire, type flamenco. Elle était d’ailleurs allée voir un ostéopathe, lequel lui avait conseillé de ne rien faire au niveau de sa bosse, afin d’éviter d’agrafer sa cambrure (tous les abrutis ne sont pas hors d’état de nuire!!!).

Il a déjà fallut 4 longues années et un épisode de douleurs musculo-squelettiques, pour la convaincre de commencer un travail quotidien (début 2011, la tète de mule…!). 10 à 15 minutes de travail personnalisé, des posture calculées pour 3 mois, ajustées en fonction de l’évolution, et des onctions aux huiles essentielles à raison 1h30 par semaine pendant les 4 premiers mois, puis 20 à 30 minutes en cas de besoin.

Si je devais décrire le changement qui s’est opéré en elle, je citerai son compagnon qui m’en parlait un jour : « Tu m’as permis de changer de femme en gardant la même !». Quelle belle image !. Valérie, sculptrice, est aujourd’hui une femme épanouie, souriante, toujours prête à rire, et même capable de lancer une plaisanterie (surtout pour me « bâcher » comme on dit). Il ne reste sur son dos qu’une courbure pratiquement normale au niveau des premières dorsales, et sa cambrure lombaire a diminuée de 50% en parallèle.

Valérie est ma plus belle réussite, née d’une collaboration entre une élève – les neurosciences – le yoga – et moi. Et son sourire me comble de bonheur chaque fois que je la vois.

Anne Marie, une jeune mamie d’une soixantaine d’années, dynamique (hyper-dynamique?), droite (rigide?), merveilleuse organisatrice, tout étant programmé, analysé, séquencé d’une façon mathématique (déformation professionnelle?) jusque dans les moindres détails. Je me souviens comme si c’était hier de notre première rencontre. Elle venait avec une amie, élève de longue date faire un cours d’essai. Pour commencer un cours, je fais toujours allonger les élève en posture de relaxation, puis je leur demande de se vider la tête, de ne plus penser au monde extérieur, et de se mettre en condition afin d’être à leur écoute et ce pendant cette heure et demie que dure le cours. Voyant qu’Anne Marie n’avait pas fermé les yeux, je vais vers elle, et lui dit tout doucement, avec un sourire de fermer ses yeux. La réponse a claquée comme un coup de fouet : « S’il croit qu’il va m’avoir comme çà celui-la » !!!.

J’ai été scié !. Muet !.Incapable de répondre !. D’habitude cette mise en condition dure environ 5 minutes. Ce jour là, le temps que je réorganise mes cerveaux et mon corps, cela a largement duré le double ! Puis nous nous sommes apprivoisés, Anne Marie ayant une volonté farouche, quand elle voulait progresser sur un point, elle y arrivait. Au début trop souvent par son cortex frontal et préfrontal,et puis petit à petit elle c’est assouplie quelque peu, puis de plus en plus, et de facto son mental c’est lui aussi assoupli. J’adorais nos échanges verbaux, qui parfois démarraient en plein cours et finissaient par un éclat de rire généralisé.

Anne Marie est mon plus cuisant échec. Malgré ses progrès, Malgré son début d’assouplissement mental, je n’ai pas su l’aider à lâcher prise, à s’occuper enfin un peu d’elle (ce qu’elle n’a jamais fait de sa vie), je n’ai pas su l’aider à régler le problème enfoui au plus profond d’elle (que je subodore, suppute, ressent, même s’il n’a jamais été abordé).

Bref, j’ai été incapable de l’amener à laisser son cerveau émotionnel reprendre sa part en elle, sans être à chaque instant recadré pas le cerveau analytique…..

D’autre élèves ont eu des progressions ou des modifications comportementales ou physiques remarquables. D’autres élèves ne sont pas restés. Je veux simplement montrer pas là que l’on peut essayer de faire des choses ensemble, que cela peut marcher ou pas, que je ne fais pas de miracles, mais que mon ressenti, mon expérience, me permettent d’affirmer qu’il y a des choses qui fonctionnent. Et parfois très bien.


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Michèle, a wonderful little lady (1m52) in her early 40s when she began yoga classes back in 2009. At the time she presented with:

  • A herniated (slipped) lumbar disc, confirmed by CT scan, resulting in episodes where she was unable to move and frequent, often violent pain.
  • Treatment with anxiolytics in response to a disturbed sleep pattern that finally required an enforced rest cure in a specialist establishment and generalized depression with many unresolved issues in her life.
  • Episodes of tinntitus occurring either before or after migraine headaches for which she was taking the very latest migraine medication (efficient, yes but also toxic and needing to be taken in the evening due to its effects on sleep and concentration).

She now participates fully in classes and can, after 6 years of yoga do 98% of the postures without any discomfort or pain in her lower back. Apart from 2 episodes following rather spectacular falls with totally uncontrolled landings each of which required 3 weeks of treatment she has had no further problems with her back and the slipped disc is a thing of the past.

Since November 2009 I have also been using essential oils on her; as I am not a qualified physiotherapist, I cannot use the term ‘massage’ even though my knowledge of ayurvedic and Chinese medicine, reflexology and the massage techniques taught to me by a physiotherapist friends means that what I do with these oils is neither just for pleasure nor a happy game of chance! After our first one-and-a-half-hour session, she went home, and quite literally ‘fell’ into 14 hours of uninterrupted sleep. Quite an achievement for her. Unfortunately, health problems in her immediate family rather undid the results we had achieved but she never again fell as low as she had been. She is now following a new type of medical treatment based on neuroplasticity.

Valérie, 45 years old when she joined us in 2006.

A delightful young woman but with eyes in which you could read her sadness and melancholia. She appeared to retreat into herself, an impression reinforced by the 15° of curvature in her spine originating between the 12th and 14th vertebrae that almost had one thinking that she was auditioning for the ‘Hunchback of Notre Dame’. She also had a lower back arch worthy of a flamenco dancer. She had been to see an osteopath who had advised her to do nothing about her ‘hunched’ back so as not to worsen the arch in her lower back. (Unfortunately, idiots can be found everywhere, even where you least expect them!!!)

It took 4 long years and an episode of severe musculo-skeletal pain before I could convince her she needed to get to work on herself. (Stubborn as a mule, that one!). She accepted 10-15 minutes of work daily, yoga poses calculated to gradually correct her posture, modified as we made progress and the use of manual techniques with essential oils during 1h30 for the first 4 months and then 20-30 minute sessions when required.


To describe the change in Valérie, I should quote her partner who said to me one day.

“You’ve allowed me to get a new woman while keeping the old one!” It’s an adorable image. Today Valérie, a sculptress, is positively blooming, full of smiles, always ready for a laugh and willing to tease me at every opportunity. The dorsal curvature (near her shoulders) is almost normal while her lower back arch has reduced by 50%.

Valérie is probably the success story of which I am most proud. It is the result of close collaboration between the student, the neurosciences, yoga and me. Just seeing her eyes light up when she sees gives me a moment of true happiness.

And then there was …

Anne-Marie, a glamourous grandmother, in her 60s, dynamic (hyper-dynamic?), upstanding (unbending?), a wonderful organizer with every detail of her life programmed, analyzed, and regulated with mathematical precision. I remember our first encounter as if it were yesterday. She had come to class with a friend, a long-time student of mine, just to try out yoga. To begin my lessons, I always make my students lie in a relaxed pose, asking them to empty their minds, forget about the outside world and open themselves to listening to their bodies for the 90 minutes of the lesson. Seeing that Anne-Marie had not closed her eyes, I went to her and with a smile, quietly asked her to close her eyes. Her reply hit me like a ton of bricks: “Huh, if he thinks he’s going to get me like that!!!”

My jaw dropped. I was speechless. I had no answer. Usually, this preparation stage lasts no more than 5 minutes, but that day it was at least double that before I had recovered from the shock. Things got a little better. Anne-Marie is fiercely determined and when she wants to achieve something she makes sure she does. Initially her progress was governed by her frontal and prefrontal cortex, then little by little her body became a little more supple and consequently her mind began to follow suit. I adored our verbal exchanges – they could begin at any time (often in the middle of a lesson) but usually had the whole class in gales of laughter.

Anne-Marie is my most abject failure. In spite of her progress, in spite of acquiring a little more flexibility in her thought processes, I never managed to help her ‘let go’ and concentrate on herself and only on herself. With a life spent organizing others it is not surprising this was so difficult for her. Neither did I ever manage to help her resolve her deep-seated issues … I just knew they were there, I could feel them, but she never opened up to me.

In short, I was incapable of helping her bring her emotional brain into play without it being immediately sent back into oblivion by her analytical brain …

Many of my students have made enormous strides in their physical and mental well-being or been able to modify certain behaviors. But not everyone. Some students have simply upped and left. This page is called successes and failures because I want to show that two people can try to work together towards a goal, but that this may not work. I can’t perform miracles, but my work, my experience and my innermost feelings allow me to affirm that there are things that really work, and sometimes well beyond expectations.

English translation by Wanda LIPSKI – Many thanks for her kindness.

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