écologie, bien être, développement personnel, méditation, neurosciences, yoga

Au bonheur des plantes

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne j’aime bien les choses simples! Je vous avais laissé le week-end dernier sur les traces du temps, et puis patatrac, une bronchite et cloué au lit!!! A quelque chose malheur est bon, disait ma Grand Mère…. Et ce bon arriva sous la forme d’un livre que j’avais en stock depuis quelques mois, et dont je différais la lecture à cause d’autres urgences. Mais là, le cerveau touché par la fièvre, et il a fallut poser les thèses de neurosciences (incompréhensibles), et trouver quelque chose de plus accessible!!!

L’intelligence des plantes m’a fait le même effet que le livre de Carol Rovelli, l’ordre du temps. En fait, je pense même qu’ils devaient être lus dans ce temps et dans cet ordre. Stéfano Mancuso est un neurobiologiste du monde végétal, ce qui, si vous me le permettez, doit faire hurler dans quelques chaumières scientifiques!!!! Il co-écrit cette oeuvre avec Alessandra Viola, journaliste scientifique de la RAI. Une fois posé le sujet, rentrons dans ce qui m’a totalement éclaté.

J’avais, comme un peu tout un chacun, des réminiscences sur les écrits de Darwin sur les plantes, écrits que j’ai du volontairement zapper comme la grande majorité de mes contemporains, car être totalement dépendant d’un végétal, moi qui jeune pensait que l’homme était le summum de la création, cela devait m’être insupportable!!!. Et là , retour en pleine face, avec des confirmations, des découvertes, et des surprises. Lisez, on ne résume pas ce livre, il faut l’avoir lu dans sa vie, et je vais vous dire pourquoi. Tout d’abord, il vous apprend que si le monde végétal peut parfaitement vivre sans nous (toute la nature peut vivre sans l’homme, qui ne sert désespérément à rien), quelques mois sans végétaux et on appelle cela « être dans la merde ». Ou plutôt mort, ce qui somme toute est assez proche!

Que là ou nous possédons 5 sens, ils les ont tout autant, sauf qu’ils en ont 15 de plus que nous n’imaginons même pas. Qu’ils peuvent survivre à nos agressions (élagage, tonte, traitements divers et avariés), alors que nous sommes totalement dépendants d’eux, et que par bien des côtés, ils nous sont supérieurs. Alors, bien sûr, ils ne fabriquent pas de voitures, de trains d’avions, etc…., et tant mieux, dans la mesure ou c’est en grande partie ce qui va nous détruire, et avec un peu d’espoir, seulement nous. Mais ils créent des alliance de vie avec des animaux, pas seulement pour la reproduction mais aussi pour le bien être des diverses communautés, etc, etc…..

Alors qu’avons nous de plus, nous humains? Rien, désespérément rien!!! Ha si, nous on a les « Végans » et les végétariens!!!!! En effet non content de tout asservir et de tous détruire, et suivant une pseudo philosophie de soit disant respect animal, une partie de l’humanité s’acharne sur les végétaux afin que l’on en massacre de plus en plus dans le but reconnu de ne plus toucher aux animaux! Quelle grandeur d’âme!!! Non seulement ces gens là se prennent pour dieu en voulant faire d’un omnivore, un herbivore, (exactement comme nos abrutis de paysans qui donnaient des farines animales à des herbivores, au prix d’une crise dont nous n’avons toujours pas tiré les leçons), mais ils décident autoritairement que le monde animal est supérieur au monde végétal, et que ce dernier doit être mangé!! Sans autre forme de procès!!!

Or, nous savons que les rendements des terres agricoles sont en baisse depuis quelques temps déjà, et encore une fois l’être humain passe au travers des vrais défis et des vrais enjeux. Ces gens là, du moins. Quels sont- ils, ces enjeux??? C’est simple, l’humanité ne fera pas l’économie d’une remise à plat drastique de son évolution en terme de population. Et pour mieux comprendre, nous allons évoquer le principe du cancer. J’ai moi même vécu un cancer. le principe est simple: des cellules qui se multiplient de façon anarchique sur un hôte, lesquelles de surcroit ne meurent pas, d’où un envahissement finissant par la mort en cas de non éradication, et de séquelles en cas d’ablation. Hé bien, au jour d’aujourd’hui, l’homme est le cancer de la terre! Il se multiple de façon anarchique, les populations des pays riches meurent de plus en plus tard et l’intelligence artificielle vise carrément à supprimer la mort, et on ne traite en rien le problème (si ce n’est par la pause de l’emplâtre du véganisme). Et au non de quoi?

De la Liberté de choix! Si, si, vous avez bien entendu: La Liberté. Mais pour qui, et de qui se moque-t’on? Laisse t’on le choix de la vie aux arbres que l’on déforeste pour créer de plus en plus de terres agricoles pour nourrir une population exponentiellement folle, laisse t’on ce choix au animaux sauvage, virés « manu militari » de leurs terrains de chasse, et de vie?. Et laisse t’on le choix à la terre en la bourrant de pesticides et d’engrais tous plus nocifs les uns que les autres, pour un rendement de moins en moins probant, d’ailleurs. Et si on se contentait de cela!!. Mais on pille tout! en 2018, l’homme avait fini de bouffer les ressources que la planète peut produire en une année (tout confondu) début aout. Nous avons vécu à crédit sur le dos de nos héritiers (pas seulement humains) pendant 5 mois. Et cela progresse chaque année : Peut-être cela arrivera-t’il pour le 14 juillet en 2019? Une belle fête en perspective!!!! L’homme comprendra-t’il ou il va ? Car un cancer fini soit par l’éradication, soit par la mort.

Soit la terre nous fera disparaître, soit la vie disparaîtra de la terre, le résultat final étant le même. Le choix est entre ces deux solutions ou hypothèses à ce jour. Sauf à changer drastiquement. Et le signal envoyé par nos gilets jaunes, n’est pas un bon signal pour la planète. Mais je crains que le « toujours plus » de l’occidental moyen, ait encore quelques beaux jours devant lui, avant l’effondrement civilisationnel, inéluctable.

Que ceci ne vous empêche pas d’être heureux en attendant …………..

L’intelligence des plantes – Stéfano Mancuso / Alessandra Viola – Albin Michel

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Le Temps pour seule raison (Oraison?)

Le chapitre 13 du livre de Carlo Rovelli, présente une synthèse , ou un résumé de son livre, de ce qui est vérifié expérimentalement, et de ce qui n’est qu’hypothèses, et n’existe qu’a travers les équations. Mais alors, me direz vous, que vient faire cette histoire de temps dans le yoga, ou dans la méditation?

Simplement, je demande à mes élèves de s’ancrer dans le présent et d’être présents en eux. Alors cela a-t’il un sens, lorsque l’on sort de l’existence même du temps? Si le temps est effectivement différent aux divers endroits de l’espace, et même entre différentes personnes, que signifie de s’ancrer dans le présent? Cela vient en partie de ma formulation. Je devrait dire ancrez vous dans votre présent!!! Car si le temps n’est pas le même au sein de l’univers, votre expérience de vie, se déroule bien dans le temps, naissance, vie, mort. Cela est une réalité de notre état d’humain, et une réalité de votre vie quotidienne.

Et c’est là que sont les limites de Carlo Rovelli. Que les lois de la physique quantique soient faites pour fonctionner sans données de temps, c’est bien, et certainement vrai. Ce qu’il dit est à la fois sensé, et je ne maîtrise pas assez les équations de cette dernière pour les discuter. Je poserai nonobstant que deux questions: Vivons nous dans le monde quantique? non / Les équations de la relativité générale (celles qui régissent notre monde) sont elles caduques? non. Donc le temps s’écoule bien dans notre monde.

Qu’en tirer au niveau de nos pratiques? Que si notre expérience de la vie se déroule dans un temps fini, de la naissance à la mort, il y a aussi des choses immortelles en nous. Tout ce qui nous compose. Je lisait l’autre jour un article dans lequel des scientifiques affirmaient que nous avions tous en nous un atome ou une molécule ayant appartenu à Jules César!!! Ce qui nous fait une belle jambe, mais qui prouve que plusieurs millénaires après sa mort, une partie de sa vie existe bel et bien sous une forme différente. Et en nous!!!

Comme cela est un fait, notre pratique se déroule à la fois dans le temps, et hors du temps, que cela soit au niveau de la méditation ou au niveau du Yoga (ce qui est la même chose), dans la mesure ou si vous travaillez en vous recentrant sur vous, il y a bien un avant et un après le cours ou la méditation, mais au sein de votre pratique la notion même de temps disparait…….

Non? Pourtant souvent lorsque vous êtes vraiment dans votre pratique ou que vous êtes centrés en vous au départ de la méditation, vous êtes nombreux à me dire (en cours, mais je suppose que cela se passe de la même façon chez vous), lorsque vous revenez dans le monde réel (du moins réel, parce qu’il nous entoure et qu’il est palpable avec nos sens!), que vous avez la sensation que ce passage n’a duré que quelques instants…..

Est-ce à dire que le temps ne c’est pas écoulé pendant cette méditation ou ce cours? D’une certaine façon oui. Il ne s’est pas écoulé au sens quantique du terme, et il ne s’est pas écoulé pour vous. Réfléchissez bien à cela!. Vous touchez du doigt, en cet instant, ce qui est une partie d’immortalité (non pas divine, je ne m’occupe pas de croyance). L’immortalité naissant de l’absence de temps. Entendons nous bien, le temps n’est que quelque chose dans l’univers qui fait que demain finira toujours par être aujourd’hui. Et c’est tout. Tout le reste n’est qu’artefact du temps, ce qui fait que l’on mélange presque toujours le temps, et ces effets!. Exemple, vieillir est un artefact du temps, pas le temps, et c’est une chose qu’il faut bien comprendre

Alors, lors de vos prochaines pratique, centrez vous en vous, et laissez faire. Peut-être ressentirez vous, enfin, ce dont je viens de vous parler. Bonne pratique à vous tous.

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Quand on ne sait pas ce qu’est la vie,comment pourrait-on savoir ce qu’est la mort? – Confucius

Je finissais en ce dimanche, pour une fois pépère, le livre de Carlo Rovelli, directeur de recherche au CNRS à Marseille, physicien des particules et auteur de la théorie de la gravité quantique à boucles, ayant pour titre « L’ordre du temps » – Flammarion – 2018.

Le temps est quelque chose de spécial, dans la mesure ou au niveau de l’infiniment petit, donc de la physique quantique, il ne « passe » pas. On sait aussi qu’il n’est pas le même partout, ainsi il ne s’écoule pas à la même vitesse au niveau de vos pieds ou au niveau de votre tête lorsque vous êtes debout, qu’il passe plus vite pour un tibétain sur un plateau himalayen que pour un tahitien, et qu’il ne passe plus au niveau de l’horizon d’un trou noir.

Le temps n’a donc, en terme de physique quantique, pas d’unicité, de direction, de présent, mais comme dans ce monde là, il n’y a pas non plus de « choses », mais seulement des « évènements », comment ne pas accepter que dans cet état, le déroulement du temps, à notre échelle et dans un seul sens n’ait pas de sens physique. D’où la présence de Confucius en titre de cet article, et sa citation. Je vous encourage à lire ce livre, il remet en question plein de croyances sur ce que nous sommes et sur le monde dans lequel nous pensons vivre. Et si on ne comprend rien au niveau de notre vie, parce qu’on ne vit pas dans un monde exactement tel qu’on le conçoit, comment effectivement comprendre la mort?

Après, si dans l’infiniment petit, le temps n’existe pas au sens des équations, comment se fait-il qu’il naisse à notre niveau, puisque nous ne sommes que l’assemblage de particules élémentaires ayant donné un animal nommé Homo sapiens sapiens? Nous naissons et mourrons. « Chaque jour, d’innombrables personnes meurent, et pourtant celles qui restent vivent comme si elles étaient immortelles » – Mahâbhârata – livre III – réponse du plus grand sage, Yudhisthira à la question « quel est le plus grand des mystères? ».

Un flou, répond Carlo Rovelli. Une interaction due à la façon particulière dont nous- le système physique dont nous faisons partie – interagissons avec l’univers. Nous serions syntonisés sur un sous ensemble d’aspects de l’univers très particulier, et c’est celui-ci qui est orienté dans le temps. Il n’y a pour Carlo Rovelli aucune raison pour que dans son immensité, l’univers n’ait pas, par endroit, des configurations spéciales, correspondant à la notre, et de ce fait que dans les interactions qui régissent notre petit système, nous fonctionnions avec un temps qui a un sens, alors que l’univers, lui , dans ses lois fondamentales n’en a pas ( de temps et de sens du temps).

Ce sens serait donné par l’entropie du système: Basse à sa naissance, et en augmentation, car cette seconde loi de la thermodynamique est la seule loi en physique qui donne un sens au temps. Plus le temps passe, plus un système se désorganise (l’exemple cité par Carlo Rovelli est celui d’un jeu de 12 cartes; 6 noires et 6 rouges. Les 6 noires d’un côté, les 6 rouges de l’autre. Quand vous commencez à battre les cartes, les rouges et les noires se mélangent, et donc se désorganisent. Et plus vous mélangez, plus c’est le souk!!! C’est cela l’entropie d’un système). Mais comme son nom l’indique, elle fonctionne en relation avec la chaleur (thermo). Or si ce désordre était à l’oeuvre partout, nous n’existerions pas, puisque pour faire un être vivant il faut que les atomes et les molécules s’organisent selon un certain ordre, et non pas se désorganisent!. Il faut que des acides aminés se combinent pour finir par donner un brin d’ADN. Sans ADN, pas de vie, et sans organisation, donc non plus!!.

Mais serait-ce là, notre incompétence à gérer tous les évènements? Ou tout simplement notre difficulté à reconnaitre nos limites mentales et conceptuelles? A sa naissance, les physiciens considèrent l’univers comme homogène et isotrope, comment pourrait-il évoluer vers un ensemble de sous systèmes différents avec des modalité de fonctionnement divers et variés? Ensuite, pour comprendre et analyser un système, il faut l’observer de l’extérieur, hors l’univers comprenant tout, on ne peut en sortir pour le regarder et l’analyser de dehors. Il n’y a pas de « au delà de l’univers »!.

Alors parfois, ne pas savoir, ne pas avoir de réponses à un problème est peut être plus sage, que de se chercher des règles physiques qui ne correspondent pas à la réalité objective (même si Carlo Rovelli reconnait qu’il ne sait pas si sa façon de voir est la bonne, mais seulement qu’il est tombé amoureux de son hypothèse!), ou de se créer un papy barbu qui régnerait au dessus de nous et règlerait tous nos problèmes, une fois passé la mort!. Pour autant le propos de ce livre est positivement passionnant!!!(je l’ai dévoré en moins d’une journée!)

On reviendra sur certaines expérience de physique, car effectivement cela induit des choses au niveau du yoga, et au niveau de la manière de le vivre. Mais également au niveau de la méditation, partie du yoga, dans laquelle on cherche a se recentrer sur l’instant présent, présent qui n’existe pas, physiquement parlant, au niveau des équations de Mr Novelli! Vaste programme!!.

A méditer. Bonne pratique à tous, et bonne lecture.

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Quoi qu’il t’arrive dans la vie, sois heureux…….

Hé oui, au risque d’en déranger certains, d’en heurter d’autres, et de culpabiliser les derniers, c’est ma façon à moi, de vous souhaiter une bonne année…..

En effet, cette philosophie vieille de 5500 ans, voir légèrement plus, sous-tend tout le Yoga, dans son acception la plus ancienne et la plus pure, mais également toute la vie. Comment, enfin, échapper au bonheur en suivant ce simple enseignement?

Quoi qu’il t’arrive, même le pire[cherche bien, il y a largement pire], dans la vie, tu n’en as qu’une [celle que tu es entrain de vivre, quand tu ne erres pas dans les méandres d’ un passé qui n’existe plus, ou que tu n’est pas obscurci par un futur qui n’existe pas encore], sois heureux de vivre cette vie là, parce que ici et maintenant c’est Ta vie!!! Et elle est belle!!![ Si, si, tente 15 jours en Corée du nord ou chez bachar el assad, on en reparle après….]

Je me remémore le regard de certains de mes élèves, lorsque je venait transmettre à l’une d’entre elle le cours à faire en mon absence, et que je faisais le clown pendant quelques minutes, avant de repartir abruti par la morphine me coucher. J’étais heureux de ces instants volés sur le cancer et la douleur!!!! Mais combien ont cru, ou croient encore que je faisait semblant, ou que je me forçais?????(Croyance quand tu nous tiens!!!)

Et quand je leurs disait que j’étais heureux d’avoir eu ce cancer qui me permet aujourd’hui de faire ce qui me plait le plus, à savoir aider et soigner d’autres êtres humains (au lieu de continuer à travailler comme un con dans le monde de la restauration, pour un salaire de merde, sans même l’estime des patrons), combien m’ont pensé fou ou menteur???? (certains le pensent encore, au demeurant!!)

Combien, d’ailleurs, me plaignent encore pour les 8 mois que j’ai passé à souffrir, sans manger (sauf au travers d’une sonde nasale, sinon je serais mort, bien évidement), alors que s’ils réfléchissaient un instant, ils verraient qu’à mon age, j’ai vécu 88 fois 8 mois dans ma vie, donc qu’en n’ayant souffert qu’une seule fois 8 mois, j’ai toutes les raisons d’être heureux!!!!

Alors oui, trois fois oui, si vous faites votre cette philosophie, cette année sera une année merveilleuse pour vous, comme au demeurant les suivantes, et plus vous vous imbiberez de celle-ci, plus elle gagnera toutes les cellules de votre corps, et plus votre bonheur sera vrai et profond.

C’est le cadeau de cette simple phrase que je souhaite vous offrir comme viatique pour cette année 2019, en souhaitant qu’elle vous apporte paix, bonheur et richesse intérieure, la seule richesse que vous ne pourrez jamais perdre.

Et qu’alors, quoi qu’il vous arrive cette année, vous soyez heureux. Et que ce bonheur irradie votre vie, et votre pratique.

Bonne année 2019 à tous et toutes

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Bonnes Fêtes

Les cours étant terminés pour cette année, je voulais souhaiter que les fêtes de fin d’année soient l’occasion pour vous de partager plein d’instants de bonheur avec vos proches.

Ainsi vous terminerez cette année 2018 de la meilleur des manières afin de préparer 2019 dans les meilleurs conditions. Pour cela, méditez cette citation de Gandhi, lequel disait « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde ». Soyez ce changement

Je vous accueillerai avec plaisir pour une séance de nettoyage après les excès cumulés sur deux semaines et deux réveillons. J’espère, néanmoins, sans grand espoir tout de même, que vous voudrez bien pratiquer quelques minutes d’ici la reprise des cours le jeudi 3 janvier.

Bonnes fêtes et bonne pratique à tous et à toutes, ceux et celles qui me suivent un peu partout sur notre planète commune, et particulièrement à nos amis canadien, second pays en nombre de visiteurs après la France (et devant les états unis, la Belgique et la suisse)! Avec toute ma tendresse de Yoginours.

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Posture et dos

« On a tous deux vies, et la seconde commence lorsque l’on s’aperçoit  que l’on en à qu’une » – Confucius.

Alors aujourd’hui, je commence fort! Je lisais sur un site internet des citations de Confucius, et j’ai trouvé que celle-ci, illustrait très bien le propos qui va suivre.  Ceux qui me supportent en cours depuis quelques années savent que je rabâche une phrase à longueur de cours, et d’années: Tenez vous droit!! , ou autre variable, Redressez votre dos, ou dernière variante, Montrez moi vos seins (plutôt à mes élèves féminines).

Alors vous savez tous ce que je demande en terme de Yoga, le redressement du dos étant la seule façon d’obtenir son extension, cette extension, la seule façon de le soulager suffisamment pour libérer la respiration, et respirer, la seule façon de devenir serein, ou zen , ou apaisé. En neurosciences, ce redressement évite de comprimer son cerveau émotionnel (celui situé au niveau du ventre, mais que d’autres cultures appellent centre d’énergie vitale, ou centre de la kundalini, etc….), lequel comme chaque élève le sait va gérer notre état mental, et être impliqué dans la gestion du rapport « je vais bien/je vais mal », et en l’état faire pencher la balance du côté du « je vais bien » plus facilement lorsqu’on ne l’écrase pas à longueur de  journée.

Petite parenthèse pour vous égrainer une autre citation de ce cher Maître:  » Lorsque l’on se cogne la tète contre un pot, et que cela sonne creux, ça n’est pas forcément le pot qui est vide… » (décidément, je suis en forme!!!). Pourquoi dire cela?  Tout simplement parce que si je rabâche, c’est que ce n’est pas devenu un réflex chez vous tous!. D’où un retour à la première citation. Avez vous l’intention de vivre votre seconde vie maintenant, ou juste quelques instants avant votre mort?

De plus, je voudrais vous renvoyer à un article du journal le Progrès en date du dimanche 9 décembre de cette année, traitant de l’aspect psychologique du dos droit. Si vous avez l’occasion de le lire, n’hésitez surtout pas, c’est à la fois instructif et structurant. J’ai demandé à l’auteur l’autorisation reprendre son article sur le mien, mais je n’ai obtenu aucune réponse, très vraisemblablement parce que des gens connus comme Flavia Mazelin Salvi auteur de plusieurs livre et reporter pour le magazine Psychologies, ne doivent pas souhaiter que l’on se serve de leurs écrits.

Simplement, et pour résumer, votre posture (non de yoga cette fois, mais quotidienne), et votre état intérieur sont totalement  liés. Replié vers l’avant, vous êtes plutôt dépressif, renfermés, timide, introvertis, etc, alors que les épaules ouvertes prouve votre confiance, votre ouverture, votre bien être, etc…… Lisez cet article.

Alors, essayez de penser à ce que je vous redis, rabâche, répète à longueur d’années, car si vous modifiez votre posture, vous modifierez vote état d’esprit et donc votre propre considération.

N’oubliez pas non plus: Si vous avez des commentaires, faites en part. Cela peut apporter des choses à tous ceux qui partagent mon travail, voir à moi aussi.

Bonne pratique à tous.

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Placébo

Je vous avait parlé de l’effet placebo il n’y a pas si longtemps, ainsi que par ricochet du pouvoir de l’imagination.

Vous trouverez ci-après un résumé de l’étude dont je vous avait parlé sur une rupture du ménisque, ainsi que le lien vers l’article (hélas en anglais) paru dans le New England Journal of Medicine.

Bonne lecture. Et laissez parler votre corps.

Une des opérations les plus courantes aux Etats-Unis pourraient être « aussi efficaces » qu’une opération placebo. C’est ce que démontre une étude finlandaise (lien vers l’étude) publiée dans le New England Journal of Medicine.

Pour cette étude, 146 patients de 35 à 65 ans qui présentaient une rupture du ménisque sans arthrose sont passés « sur le billard ». Tous ont été anesthésiés et ont reçu des incisions, mais seulement une partie d’entre eux ont bénéficié d’un véritable acte chirurgical quand les autres ne subissaient qu’une opération placebo. Bien sûr, les patients ne savaient pas si l’opération était vraie ou fausse. Un an plus tard, la plupart des patients ont déclaré que leur genou allait mieux et comme l’explique le New York Times qui rapporte l’information, « dans la vaste majorité des cas, ils ont déclaré qu’ils choisiraient de nouveau la même méthode ». Même si c’était une fausse opération.

A vous de vous faire votre opinion. Mais comme je vous le disais lors d’un précédent article sur le même effet placébo, si vous arriviez à avoir un peu plus confiance en vous, ce serait bien mieux pour votre santé!

Ce serait également bien mieux pour vous, car c’est dans votre approche de la vie, dans sa globalité, que les modifications sont les plus impressionnantes. Bonne pratique à vous tous.

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Méditation: Science ou religion?

Suite au déferlement médiatique sur les pouvoirs supposés ou réels de la méditation, je pense qu’il est important de faire un point sur ce que l’on sait.

Tout d’abord, si vous êtes intéressé(es), vous trouverez une synthèse des connaissances scientifiques sur la question dans le numéro 1206, mars 2018 de sciences et vie, et également le magazine enquête de santé présenté par Michel Cymes le mercredi 16 mai, .

Loin de vouloir refroidir les gens sur une technique que j’utilise, à titre personnel, depuis des années, je voudrais poser un préambule: La méditation est un travail sur soi-même. Pas une tocade ou une passade. Si vous ne travaillez pas sur le long terme, tout résultat potentiel ne serait que provisoire, à durée limitée dans le temps et dans le résultat.

Les modifications d’état de la conscience pendant la méditation changent les choses suivante:

Un contrôle de l’attention renforcé, par activation du cortex cingulaire antérieur, et du cortex préfrontal dorso-latéral. On peut observer à l’imagerie un épaississement des deux au fil d’une pratique régulière.

Une meilleure régulation des émotions, car en maîtrisant ses émotions toute une série de traitements cognitifs n’ont pas lieu, avec un découplage entre ressenti et interprétation psychologique, relâchant ainsi la pression sur l’amygdale, siège du traitement des émotions.

Un accès à la méta-cognition, cette « pensée sur nos pensées », serait l’un  des ingrédients actifs majeurs de la méditation, le renforcement  du cortex cingulaire postérieur et de l’insula en seraient le reflet neurophysiologique.

Tous ces éléments permettent une meilleure régulation des taux de cortisol intracorporels, avec pour conséquence un ralentissement de l’horloge génétique par une  préservation des télomères, ce que l’on observe chez les méditants réguliers

Aujourd’hui on l’utilise en milieu hospitalier, avec des résultats positifs sur la tolérance et l’efficacité de différents médicaments,mais également (enfin pourrait-on dire) sur les dépressions ou les douleurs chroniques.

Evitez de sombrer dans les considérations du type médecine miracle. La mise en place et le travail de suivi personnel que vous devrez mettre en place pour obtenir un résultat cohérent, est long et demande réellement une implication. J’ai l’air d’insister lourdement, mais si vous ne vous engagez pas sur quelque chose de profond, les désillusions peuvent être pire que les améliorations légères que vous aurez pu observer . Et puis même les moines bouddhistes, grands méditants, sont malades, et parfois même de cancers. La différence réside plus dans la façon de la vivre, que dans la maladie ou son pronostique.

Enfin, faites attention de ne pas vous embarquer dans une secte et donc de savoir avec qui vous méditez, comment et pourquoi. Bonne pratique à vous tous.

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Le pouvoir de l’imagination

Suite à la lecture d’un article paru dans The New England Journal of Medicine (journal scientifique anglais reconnu), je voulais vous parler de ce que l’on appelle couramment l’effet placébo, et de son implication sur vous, votre corps et vos capacités à modifier le cours de votre vie, mais aussi de votre pratique du yoga.

Lorsque nous travaillons des postures difficiles ou délicates, je vous dis souvent, d’essayer de ne pas travailler en force en vous servant de votre cortex cérébral, mais plutôt de vous servir de votre corps en harmonie avec vos cerveaux. Je m’exprime mal, d’autant que visiblement vous avez du mal à comprendre.

Hé bien je vais ici essayer d’employer d’autres termes, d’être plus précis, et de vous donner un exemple du pouvoir qui est en vous, celui de votre imagination, laquelle est reliée à votre subconscient, et qui, en fait, explique cet effet placébo, lequel n’est qu’un effet du pouvoir de votre imagination.

Qu’est précisément l’effet placébo?. Lorsque l’on teste un médicament dans le monde entier aujourd’hui, sur un groupe de patient que l’on va séparer en deux, une partie va recevoir le médicament et l’autre partie un comprimé neutre. Afin d’assurer la stricte neutralité au niveau du patient, même le médecin ne sait pas qui reçoit l’un et qui reçoit l’autre (son comportement pourrait influer sur le résultat, tellement le pouvoir de l’imagination est puissant).

On s’aperçoit que même dans le groupe qui reçoit le placébo, il existe un effet qui se manifeste à hauteur d’environ 30% des patients (amélioration de l’état général du patient, à divers degrés, en fonction de la pathologie étudiée). Pourquoi? Parce que ces patients ont imaginé avoir reçu le médicament, et que même si ce n’était pas vrai, leur corps à réagi (capacité d’auto-guérison)  Mais ce que l’étude dont je parlais précédemment a montrée, c’est une implication à un autre niveau que celui d’un médicament.

Cet effet à été mis en évidence dans le cadre d’une chirurgie du genou. Pour une partie des patients, la vraie chirurgie a été faite, et dans le second groupe, seule une incision au niveau du genou a été pratiquée, afin de faire croire au patient que la chirurgie avait effectivement été pratiquée, alors que rien n’avais été fait (à l’exception de l’incision, bien sur!!).

Hé bien sur un suivi à deux ans, les personnes qui imaginaient, (croyaient) avoir été opérées, sans que rien n’ai été fait chirurgicalement parlant, avaient eu les même bénéfice en terme de santé, et les mêmes améliorations physiques que les personnes du groupe réellement opéré, simplement parce que l’imagination (j’ai été opéré, donc je vais aller mieux), avait été suffisamment puissante pour donner le même résultat que l’intervention chirurgicale elle même.

Et là, je vous entend déjà me dire quel rapport avec une posture de yoga? Mais tout, absolument tout!!!!!

Combien de fois ai-je entendu « mais ça, je n’y arriverai jamais », et pour chacun d’entre vous??? Et je ne parle que de mes élèves, mais les enseignants du monde entier, et dans tous les domaines l’on entendu un jour.

Et si pour une fois, vous tentiez de vous imaginer entrain de la prendre cette put…(excusez, je me lâche!!) de posture dans votre tête, si vous vouliez bien faire l’effort de vous visualiser entrain de la réussir au lieu de vous lamenter sur vos échecs répétés dans sa prise, si vous décidiez, enfin, de vous faire confiance, d’éteindre le flux d’information du cortex dans sa partie analytique laquelle, suivant les postures, me répond invariablement (à moi le prof) « j’ai les bras trop courts (pour toucher mes pieds) » ou « je n’ai pas d’abdominaux (pour les postures qui les mobilisent) », ou encore « de toute façon j’ai commencé le yoga trop tard », l’arme fatale de l’élève qui a décidé que de toute façon cette posture l’emmerdait (décidément, aujourd’hui, je me lâche fort!!!). et je ne parle absolument pas là, de postures impliquant effectivement une pratique commencée jeune, et de longue date, ou de postures réservées à des maîtres.

Quand vous vous comportez ainsi, vous essayez de me faire croire qu’avec une simple incision, on peut réparer un genou, mais qu’avec un peu d’imagination on ne peut pas arriver à prendre une simple posture de yoga!! Bref, je devrait prendre des vessies pour des lanternes. Désolé, je ne marche pas!.

Yoga signifie en sanscrit, joindre, unir. Cela a donné, chez nous le joug, la pièce qui unit les bœufs lorsqu’ils doivent labourer ensemble. Et si vous unissiez votre corps et votre imagination juste pour voir, au lieu de donner des réponses analytiques basées sur l’inconfort ou les tensions que vous ressentez dans cette posture, et non pas sur votre potentiel corporel, voir mental, voir spirituel?

Alors allons-y ensemble, et voyons……..

Bonne pratique à tous.

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Le système nerveux autonome

Il existe une part sombre en nous, non sur nos aspects moraux, mais plus pragmatiquement, sur nos aspects vivants. Prenons l’exemple de notre bon vieux système digestif. Nous mangeons tous les jours, et cela, c’est une certitude. Mais une fois la déglutition terminée, nous ne savons rien, consciemment, de ce qui se passe après, à l’exception d’une autre certitude, nous finissons toujours par l’escale « toilettes », afin d’éliminer nos restes non digestibles.

Entre les deux, néant! Alors, pourquoi? Notre cerveau digestif est totalement autonome. Coupez toute communication entre le cerveau central et lui (interruption du contact établi par le nerf vague), et votre digestion va continuer normalement. C’est la seule exception dans le corps humain. Prenez une jambe, un bras, etc…, coupez l’influx nerveux, et… paralysie!. Pas plus compliqué (un petit peu plus tout de même, mais ce n’est pas le site pour rentrer dans des détails complexes). Par contre, énervez un peu trop votre système digestif, et pan….. un petit malaise vagal, vite fait, à l’arrache, histoire de ramener votre autre cerveau à un peu plus de raison, et la sagesse l’emporte dans presque tous les cas.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à notre système autonome. Ce qu’il fait entre le larynx, et le sphincter anal, ressemble à un grand brassage. Je vous passe les diverses étapes, mais peu ou prou, il vous donne l’énergie nécessaire au fonctionnement correct de toute cette machine qu’est votre corps, et traite en priorité la bestiole énergivore qu’est votre cerveau central. Mais nous, que faisons nous pour comprendre ce qui se passe? Rien. Même au niveau de la nourriture, nous sommes à peine conscients de ce que nous ingurgitons (le mot est plus vrai que « manger », qui implique une certaine présence), au point que la première caractéristique de l’européen moyen , c’est d’être trop  gros (Gras?).

C’est ici, que pour mieux comprendre, nos anciens ont inventé la méditation. Après, ils y ont ajouté tout un flot de croyance et de religions, dans la mesure ou, ne comprenant pas se qui se passait, ils ont éprouvé le besoin d’y mettre dieu. Heureusement, petit à petit, les neurosciences nous donnent des réponses.

En soi, la méditation c’est de shunter le cortex cérébral, dans la mesure ou il est impossible de l’éteindre sans mourir, afin de sentir, voir de ressentir, tout ce qui fonctionne en silence à l’intérieur dedans nous!!! (certes pas français, mais explicite….). C’est ressentir la force de vie qui nous anime sans crier « gare », ce joyeux capharnaüm et cette beauté naturelle. Bref, recommencer à comprendre l’animal que nous sommes, au lieu  de ne regarder que la performance intellectuelle.

A la fin de chaque cours, je cherche à vous faire toucher du doigt , à travers votre souffle, une autre façon d’aborder votre vie, une approche de la méditation. Je vous propose de regarder un peu plus loin, en prenant conscience de votre nourriture. Un autre pas vers une attention bienveillante à votre endroit, mais qui ne peut se faire dans le cadre trop court et formel d’un cours de yoga (du moins, pas à ce stade de formation).

Pour celles et ceux qui le souhaitent, je voudrai que vous fassiez le travail suivant, tous les jours pendant au moins un mois:

Au moment des repas, calmez vous, prenez le temps, et concentrez vous sur ce que vous faites à l’instant précis ou vous le faites, au lieu de laisser votre esprit vagabonder on ne sait où. A chaque bouchée, et quoi que vous mangiez, prenez le temps de découvrir votre nourriture, soit avec vos doigts, soit avec la fourchette (bien plus pratique pour le chaud!!!). Aspect, odeur, consistance. Prenez le temps de laisser monter votre fourchette (ou votre main) jusqu’à votre bouche en étant conscients du geste que vous faites et seulement lorsque vous en éprouvez le besoin, mâchez lentement pour déguster tous les arômes, et n’avalez que lorsque votre cerveau autonome vous le suggère. Ceci, si possible pendant toute la durée du repas, et même si vous mangez avec des amis (Vous verrez que ça, c’est une autre paire de manches, selon l’expression consacrée!). Ne vous laissez pas distraire par vos pensées, ni par le flot de vos pensées.

Vous découvrirez ce que manger veut dire. Un Lion, n’engloutit pas la gazelle qu’il vient de tuer. Il la savoure, en extrait toute l’énergie dont il sait avoir besoin, il en jouit, car il ne sait pas quand sera son prochain repas. Et même si, vous, vous savez que le votre sera dans quelques heures, faites comme s’il n’en était rien.

Pourquoi un mois? D’abord pour profiter pleinement de cette découverte. Ensuite parce que toute modification au niveau de votre mental met au moins 21 jours à s’enraciner en vous.Nous verrons ensuite, en cours, comment tirer parti de cette expérience.

Bonne pratique.