bien être, développement personnel, méditation, neurosciences, yoga

Le système nerveux autonome

Il existe une part sombre en nous, non sur nos aspects moraux, mais plus pragmatiquement, sur nos aspects vivants. Prenons l’exemple de notre bon vieux système digestif. Nous mangeons tous les jours, et cela, c’est une certitude. Mais une fois la déglutition terminée, nous ne savons rien, consciemment, de ce qui se passe après, à l’exception d’une autre certitude, nous finissons toujours par l’escale « toilettes », afin d’éliminer nos restes non digestibles.

Entre les deux, néant! Alors, pourquoi? Notre cerveau digestif est totalement autonome. Coupez toute communication entre le cerveau central et lui (interruption du contact établi par le nerf vague), et votre digestion va continuer normalement. C’est la seule exception dans le corps humain. Prenez une jambe, un bras, etc…, coupez l’influx nerveux, et… paralysie!. Pas plus compliqué (un petit peu plus tout de même, mais ce n’est pas le site pour rentrer dans des détails complexes). Par contre, énervez un peu trop votre système digestif, et pan….. un petit malaise vagal, vite fait, à l’arrache, histoire de ramener votre autre cerveau à un peu plus de raison, et la sagesse l’emporte dans presque tous les cas.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à notre système autonome. Ce qu’il fait entre le larynx, et le sphincter anal, ressemble à un grand brassage. Je vous passe les diverses étapes, mais peu ou prou, il vous donne l’énergie nécessaire au fonctionnement correct de toute cette machine qu’est votre corps, et traite en priorité la bestiole énergivore qu’est votre cerveau central. Mais nous, que faisons nous pour comprendre ce qui se passe? Rien. Même au niveau de la nourriture, nous sommes à peine conscients de ce que nous ingurgitons (le mot est plus vrai que « manger », qui implique une certaine présence), au point que la première caractéristique de l’européen moyen , c’est d’être trop  gros (Gras?).

C’est ici, que pour mieux comprendre, nos anciens ont inventé la méditation. Après, ils y ont ajouté tout un flot de croyance et de religions, dans la mesure ou, ne comprenant pas se qui se passait, ils ont éprouvé le besoin d’y mettre dieu. Heureusement, petit à petit, les neurosciences nous donnent des réponses.

En soi, la méditation c’est de shunter le cortex cérébral, dans la mesure ou il est impossible de l’éteindre sans mourir, afin de sentir, voir de ressentir, tout ce qui fonctionne en silence à l’intérieur dedans nous!!! (certes pas français, mais explicite….). C’est ressentir la force de vie qui nous anime sans crier « gare », ce joyeux capharnaüm et cette beauté naturelle. Bref, recommencer à comprendre l’animal que nous sommes, au lieu  de ne regarder que la performance intellectuelle.

A la fin de chaque cours, je cherche à vous faire toucher du doigt , à travers votre souffle, une autre façon d’aborder votre vie, une approche de la méditation. Je vous propose de regarder un peu plus loin, en prenant conscience de votre nourriture. Un autre pas vers une attention bienveillante à votre endroit, mais qui ne peut se faire dans le cadre trop court et formel d’un cours de yoga (du moins, pas à ce stade de formation).

Pour celles et ceux qui le souhaitent, je voudrai que vous fassiez le travail suivant, tous les jours pendant au moins un mois:

Au moment des repas, calmez vous, prenez le temps, et concentrez vous sur ce que vous faites à l’instant précis ou vous le faites, au lieu de laisser votre esprit vagabonder on ne sait où. A chaque bouchée, et quoi que vous mangiez, prenez le temps de découvrir votre nourriture, soit avec vos doigts, soit avec la fourchette (bien plus pratique pour le chaud!!!). Aspect, odeur, consistance. Prenez le temps de laisser monter votre fourchette (ou votre main) jusqu’à votre bouche en étant conscients du geste que vous faites et seulement lorsque vous en éprouvez le besoin, mâchez lentement pour déguster tous les arômes, et n’avalez que lorsque votre cerveau autonome vous le suggère. Ceci, si possible pendant toute la durée du repas, et même si vous mangez avec des amis (Vous verrez que ça, c’est une autre paire de manches, selon l’expression consacrée!). Ne vous laissez pas distraire par vos pensées, ni par le flot de vos pensées.

Vous découvrirez ce que manger veut dire. Un Lion, n’engloutit pas la gazelle qu’il vient de tuer. Il la savoure, en extrait toute l’énergie dont il sait avoir besoin, il en jouit, car il ne sait pas quand sera son prochain repas. Et même si, vous, vous savez que le votre sera dans quelques heures, faites comme s’il n’en était rien.

Pourquoi un mois? D’abord pour profiter pleinement de cette découverte. Ensuite parce que toute modification au niveau de votre mental met au moins 21 jours à s’enraciner en vous.Nous verrons ensuite, en cours, comment tirer parti de cette expérience.

Bonne pratique.

3 réflexions au sujet de “Le système nerveux autonome”

      1. Génial! Je suis en effet super intéressée par tout l’aspect impact du yoga sur le cerveau et inversement, donc ta vision des choses me plaît beaucoup!! À très bientôt!

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